Ce test de la Garmin Forerunner 265 s’adresse aux coureurs et aux traileurs qui hésitent à passer à l’écran AMOLED sans grimper en gamme. Sortie en mars 2023, elle a été la première Forerunner à troquer l’affichage transflectif contre une dalle tactile couleur. Nous détaillons ici ses points forts, ses limites pour le trail et son positionnement face aux modèles voisins.
À qui s’adresse la Forerunner 265 ?
La Forerunner 265 vise le coureur régulier et le triathlète qui veulent un suivi d’entraînement poussé sans passer sur une montre outdoor plus lourde. Elle reprend l’essentiel des analyses de la gamme haute dans un boîtier léger et confortable. Sur le papier, c’est une montre de running avant tout, mais son altimètre barométrique et son GPS multibande la rendent pertinente pour le trail.
Elle existe en deux tailles. La 265 mesure 46 mm avec un écran de 1,3 pouce, la 265S descend à 41 mm et un écran de 1,1 pouce pour les poignets fins. Les deux versions embarquent exactement les mêmes fonctions, seules la taille, la définition d’écran et l’autonomie changent.
Pour un usage en Drôme ou dans le Vercors, la question n’est pas la précision du chrono mais la navigation et le dénivelé. C’est là que la 265 montre à la fois de vraies qualités et une limite qu’il faut connaître avant d’acheter.
Ce que vaut la Forerunner 265 sur le terrain
Un écran AMOLED qui change le quotidien
Le passage à l’AMOLED tactile est le vrai argument de cette génération. La lisibilité en plein soleil est nette et les couleurs restent franches, y compris sous couvert forestier comme dans la forêt de Saoû. L’écran tactile facilite la navigation dans les menus et le zoom sur les données, tandis que les boutons physiques restent disponibles pour l’usage en mouvement ou avec des gants.

GPS multibande et altimètre barométrique
La 265 dispose du GNSS multibande et de la technologie SatIQ, qui adapte le mode de positionnement pour préserver l’autonomie. Le multibande améliore la trace dans les zones difficiles, gorges, forêts denses ou reliefs encaissés, fréquentes sur les sentiers du Vercors. L’altimètre barométrique mesure le dénivelé de façon plus stable que la seule altitude GPS, un point utile quand on enchaîne les montées.
La montre embarque aussi le cardio optique Elevate de dernière génération, l’oxymètre de pouls (SpO2), la boussole, le thermomètre et le paiement sans contact Garmin Pay. L’ensemble des capteurs utiles au trail est présent, à l’exception de la cartographie.
Un suivi d’entraînement complet
C’est le domaine où la 265 se rapproche le plus des modèles supérieurs. Elle reprend l’état de forme (Training Readiness), le statut d’entraînement, la charge, le PacePro et l’endurance en temps réel. S’y ajoutent la VO2 max, le temps de récupération, le rapport du matin et le widget de course pour préparer un objectif.
Le stockage de 8 Go permet d’emporter sa musique hors ligne, y compris via des playlists synchronisées depuis les principales plateformes de streaming. Pour l’entraînement structuré, la 265 se suffit à elle-même dans la très grande majorité des cas.
Autonomie : le compromis de l’AMOLED
Garmin annonce jusqu’à 13 jours en mode montre connectée et 20 heures en GPS pour la 265, contre 15 jours et 24 heures pour la 265S. Ces valeurs baissent nettement avec le multibande, l’écran allumé en permanence et la musique. Pour du trail longue distance ou de l’ultra, il faudra surveiller la batterie ou basculer sur un mode GPS économe.
Navigation : le fil d’Ariane sans carte
C’est la principale limite de la 265 pour l’exploration. Elle ne propose pas de fond de carte topographique ni de navigation détaillée virage par virage. Elle affiche uniquement le tracé à suivre sous forme de ligne, le fil d’Ariane, sur fond uni. Concrètement, il faut charger sa trace GPX à l’avance pour suivre un itinéraire, sans possibilité de recalcul si l’on quitte le parcours.
Pour qui prépare ses sorties et part avec une trace fiable, ce fonctionnement reste exploitable. Pour explorer un massif inconnu sans repère, une montre cartographiée comme la Fenix reste plus adaptée.
Fiche récapitulative
| Critère | Garmin Forerunner 265 | Forerunner 265S |
|---|---|---|
| Écran | AMOLED tactile 1,3 pouce (416 x 416 px) | AMOLED tactile 1,1 pouce (360 x 360 px) |
| Boîtier | 46 mm, 47 g | 41 mm, 39 g |
| Autonomie connectée | Jusqu’à 13 jours | Jusqu’à 15 jours |
| Autonomie GPS | Jusqu’à 20 h | Jusqu’à 24 h |
| Positionnement | GNSS multibande + SatIQ | GNSS multibande + SatIQ |
| Altimètre barométrique | Oui | Oui |
| Cartographie | Non (fil d’Ariane) | Non (fil d’Ariane) |
| Musique | 8 Go, hors ligne | 8 Go, hors ligne |
| Étanchéité | 5 ATM | 5 ATM |
| Prix indicatif | Environ 499 € au lancement | Environ 499 € au lancement |
Prix susceptible d’évoluer selon les revendeurs et les promotions, à vérifier au moment de l’achat.
Le conseil de l’expert
La Forerunner 265 est l’un des meilleurs choix pour un coureur qui veut un suivi complet et un écran agréable sans partir sur un modèle outdoor. Pour le trail, elle convient très bien si vous préparez vos traces à l’avance et acceptez de vous passer de carte. Chargez votre itinéraire au format GPX avant de partir, calibrez l’altimètre au point de départ et privilégiez un mode GPS adapté à la durée de la sortie pour ménager la batterie.
Si votre pratique tourne surtout autour de l’exploration hors trace ou des longues étapes en autonomie, tournez-vous plutôt vers une montre cartographiée. Pour choisir sereinement, notre guide pour bien choisir sa montre de trail quand on débute détaille les critères à comparer, et notre test de la Garmin Fenix 8 montre ce qu’apporte une montre avec cartographie complète.
FAQ
La Garmin Forerunner 265 a-t-elle des cartes ?
Non. La 265 ne dispose pas de fond de carte ni de navigation virage par virage. Elle propose un guidage par fil d’Ariane, qui affiche le tracé à suivre sous forme de ligne. Pour suivre un itinéraire, il faut charger sa trace GPX à l’avance.
Quelle différence entre la 265 et la 265S ?
Les fonctions sont identiques. La 265 offre un boîtier de 46 mm, un écran de 1,3 pouce et jusqu’à 20 heures d’autonomie en GPS. La 265S, plus compacte à 41 mm, annonce jusqu’à 24 heures en GPS. Le choix se fait donc sur la taille de poignet et l’autonomie.
La Forerunner 265 convient-elle au trail ?
Oui pour un usage préparé. Le GPS multibande et l’altimètre barométrique donnent une trace et un dénivelé fiables. La principale réserve reste l’absence de cartographie, qui la rend moins adaptée à l’exploration hors trace que les modèles cartographiés.

